Guinée

Tibou Kamara : la loyauté politique face à l’opportunisme assumé

Dans une tribune sans concession, Tibou Kamara revient sur la polémique l’opposant à Alhoussein Makanera Kaké. L’ancien ministre y développe une réflexion profonde sur la loyauté, l’éthique et le sens du service public, tout en dénonçant ce qu’il considère comme une dérive opportuniste de la pratique politique en Guinée.

La polémique née des récentes sorties publiques d’Alhoussein Makanera Kaké continue d’alimenter le débat politique guinéen. Cette fois, c’est Tibou Kamara qui monte au créneau à travers une tribune dense et argumentée, mêlant réflexion politique, références historiques et mise au point personnelle.

Dès l’entame, l’ancien ministre dénonce ce qu’il qualifie de confusion volontaire entre le débat d’idées et la polémique stérile. Pour lui, le vacarme médiatique ne saurait remplacer la profondeur de l’analyse ni tenir lieu de pensée politique structurée. « On ne débat pas pour s’agiter, mais pour éclairer », laisse-t-il entendre, estimant que certaines interventions relèvent davantage de la gesticulation que de la confrontation intellectuelle.

Tibou Kamara s’attarde ensuite sur une notion centrale de son propos : la loyauté en politique. Il rappelle avoir noué des relations politiques et humaines à des moments où celles-ci n’offraient ni pouvoir ni avantage matériel. À ce titre, il évoque ses rapports avec des figures majeures de la vie politique guinéenne, soulignant que l’engagement sincère se mesure dans l’adversité, et non dans la proximité opportuniste avec le pouvoir du moment.

À l’opposé de cette vision, il décrit une pratique politique marquée par le nomadisme, la versatilité et la recherche permanente de bénéfices immédiats. Une attitude qu’il juge nuisible à la crédibilité des institutions et à la confiance des citoyens. Selon lui, servir l’État n’a rien à voir avec la servilité, et changer de camp au gré des circonstances ne saurait être justifié par un discours de façade sur l’intérêt général.

Dans sa tribune, Tibou Kamara récuse également toute accusation de fuite ou de crainte du débat. Il affirme avoir toujours accepté la contradiction lorsqu’elle repose sur des idées et non sur l’invective. « Le débat d’idées élève, la foire d’empoigne abaisse », soutient-il, rappelant que la responsabilité publique impose une certaine retenue et un respect minimal de l’éthique.
Enfin, l’auteur conclut par une mise en garde à peine voilée. Il estime que certaines attaques relèvent davantage d’une stratégie de diversion que d’un véritable désaccord intellectuel, suggérant que des révélations à venir pourraient expliquer l’agitation actuelle. Sans entrer dans les détails, il affirme que le temps finira par rétablir les faits et les responsabilités.

Par cette sortie, Tibou Kamara signe une tribune à la fois personnelle et politique, qui dépasse le cadre d’un simple échange polémique pour poser une question fondamentale : quelle place pour l’éthique, la loyauté et la cohérence dans la pratique politique en Guinée ?

Tibou Kamara 

djamanainfo.com

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