

L’hôpital préfectoral de Siguiri, pourtant l’un des principaux centres de santé de la ville, fait face à une insalubrité grandissante qui inquiète patients et personnel médical.
Dans cette localité minière où les ressources ne manquent pourtant pas, l’accès à des soins de qualité demeure un défi majeur. À l’intérieur de l’établissement, l’hygiène semble reléguée au second plan. Dans le service de pédiatrie-chirurgie, les couloirs sont souvent sales et mal éclairés. Les murs et les sols portent des traces visibles de saleté, preuve d’un manque d’entretien régulier.

Les salles de consultation et d’hospitalisation ne respectent pas les normes d’hygiène exigées pour un cadre sanitaire. Un membre du personnel médical, sous couvert d’anonymat, se dit préoccupé :
« Nous faisons de notre mieux avec nos maigres moyens, mais sans un environnement propre, il est difficile de soigner correctement les malades », déplore une infirmière.
Les patients et visiteurs partagent la même inquiétude.
« Comment guérir ici alors que tout est sale ? », confie un patient, visiblement frustré.
Selon nos informations, l’hôpital peine à recruter et à conserver un personnel suffisant pour assurer l’entretien des locaux. Cette situation a des conséquences directes sur la santé publique : les infections se propagent plus facilement dans un environnement sale, exposant même les malades non infectieux à de nouvelles contaminations.

Ce manque d’hygiène crée un cercle vicieux où le lieu censé apporter la guérison devient, paradoxalement, un facteur de maladies.
L’hôpital préfectoral de Siguiri doit aujourd’hui relever de sérieux défis pour restaurer la propreté de ses locaux et garantir à la population des soins dans des conditions dignes et sûres.
Adama Dantylla Doumbouya, pour djamanainfo.com





