

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à une réorganisation en profondeur du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, à travers un décret lu à la télévision nationale le 10 février 2025.
Cette réforme vise à moderniser l’appareil diplomatique guinéen et à améliorer la coordination des actions extérieures du pays. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel et d’adaptation aux enjeux internationaux actuels.
La nouvelle architecture du département s’articule autour d’un Secrétariat général chargé d’assurer la coordination administrative. Le cabinet du ministre comprend désormais un chef de cabinet, un conseiller principal, un conseiller juridique, un conseiller chargé de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, un conseiller en communication ainsi qu’un attaché de cabinet.
Les services d’appui ont également été réorganisés. Ils intègrent notamment l’Inspection générale, le Bureau de stratégie et de développement, la Cellule d’exécution des projets du programme Simandou 2040 (CEPPS 2040), les divisions des ressources humaines et des affaires financières, le contrôleur financier, la personne responsable des marchés publics, le service communication et relations publiques, ainsi que plusieurs services techniques dédiés à la modernisation, à l’accueil, à la documentation et à la gestion interne.
Six directions générales structurent désormais l’action diplomatique : les relations bilatérales, les relations multilatérales, l’intégration africaine, les Guinéens établis à l’étranger, les affaires juridiques et consulaires, et le protocole.
Le ministère comprend aussi des organismes publics et autonomes, parmi lesquels l’Observatoire guinéen des migrations, le Fonds d’assistance des Guinéens rapatriés, le Centre de formation et de perfectionnement diplomatique (CEFOPED) et le Fonds du patrimoine diplomatique, logistique et de l’équipement.
Les ambassades, missions permanentes et consulats constituent les services extérieurs, tandis que plusieurs organes consultatifs, dont le Haut Conseil des Guinéens établis à l’étranger et la Commission nationale de la Francophonie, viennent compléter le dispositif.
À travers cette restructuration, les autorités ambitionnent de renforcer la présence et l’influence de la Guinée sur la scène internationale, tout en améliorant la gestion interne et la protection des intérêts des Guinéens établis à l’étranger.
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