

Le climat social se tend dans le secteur judiciaire guinéen. L’Association des greffiers de Guinée (AGG) a officiellement déposé, ce mercredi 13 janvier, un préavis de grève auprès du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Khairaba Kaba. Les greffiers menacent de suspendre leurs activités à compter du lundi 26 janvier 2026, si aucune solution concrète n’est trouvée à leurs revendications.
Dans une correspondance adressée à leur autorité de tutelle, les greffiers et secrétaires de greffe expliquent agir dans le strict respect des textes encadrant l’exercice du droit de grève en République de Guinée. Ils dénoncent l’absence de réponses satisfaisantes aux multiples démarches engagées depuis plusieurs mois pour améliorer leurs conditions professionnelles.
Selon l’AGG, les revendications portent principalement sur la réforme de leur cadre statutaire et l’amélioration de leurs conditions de travail. Parmi les principales exigences figurent la signature du projet de nouveau statut des greffiers et secrétaires de greffe, modifiant le décret D/2016/240/PRG/SGG du 3 août 2016, ainsi que la dotation en robes professionnelles.
L’association réclame également la mise en place de programmes de formation continue, le paiement des arriérés de salaires concernant une centaine de greffiers issus des quatrième et cinquième promotions, ainsi que l’octroi de moyens logistiques adéquats pour l’exercice de leurs fonctions.
Tout en brandissant la menace d’une grève, les greffiers tiennent à rassurer les autorités et l’opinion publique sur leurs intentions.
« Cette démarche ne vise en aucun cas à troubler l’ordre public. Elle constitue un moyen légal pour défendre nos droits, la dignité de notre profession et le bon fonctionnement de la justice », ont-ils précisé dans leur préavis.
Faute d’avancées significatives dans le délai légal, l’AGG affirme se réserver le droit de passer à l’action dès le 26 janvier 2026, ce qui pourrait fortement impacter le fonctionnement des juridictions à travers le pays. Les greffiers se disent toutefois ouverts au dialogue et appellent à l’ouverture rapide de négociations avec le ministère de la Justice afin d’éviter une paralysie du système judiciaire.
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