

Niamey, jeudi 29 janvier 2026 – Au lendemain de l’attaque armée contre l’aéroport international Diori Hamani, la vie a progressivement repris son cours normal dans la capitale nigérienne. L’incident, survenu dans la nuit, a visé notamment la zone de l’Escadrille, où stationne une partie de la flotte aérienne de l’armée.
Dans la matinée, le président Abdourahamane Tiani s’est rendu sur les lieux pour constater les dégâts et saluer la réaction des forces de défense. Il a félicité la bravoure des soldats nigériens, ainsi que l’appui des militaires russes, affirmant que leur intervention conjointe a permis de repousser les assaillants et de sécuriser le site stratégique.
Lors de cette visite, le chef de l’État a tenu un discours offensif. Il a ouvertement accusé les présidents français, béninois et ivoirien d’être, selon lui, des soutiens aux mercenaires impliqués dans l’attaque. Des déclarations fermes, faites sans présenter de preuves publiques, mais qui traduisent la crispation persistante entre Niamey et certaines capitales de la sous-région et d’Europe.
Aucune revendication officielle de l’attaque n’a été enregistrée à ce stade. Les autorités nigériennes indiquent toutefois que la situation est sous contrôle et que les enquêtes se poursuivent pour identifier les commanditaires et les exécutants.
Cet épisode intervient dans un contexte sécuritaire tendu au Sahel, marqué par des attaques récurrentes et des recompositions d’alliances. À Niamey, le pouvoir militaire affiche sa détermination à répondre fermement à toute menace qu’il considère comme une atteinte à la souveraineté nationale.
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