

Selon le ministre, en 2020, l’État a encouragé les Guinéens à se constituer en promoteurs immobiliers afin de répondre au déficit de logements à Conakry, en particulier pour les ménages à faible revenu. Toutefois, une fois les titres de propriété obtenus, certains promoteurs auraient utilisé ces documents comme garanties bancaires pour d’autres projets d’affaires, détournant ainsi le foncier de sa vocation sociale initiale.
Mory Condé souligne que cette situation a conduit l’État à interdire toute transaction foncière sur l’île de Kassa, afin de préserver ce site à fort potentiel touristique. Il déplore que plusieurs sites touristiques du pays ne soient plus sous contrôle de l’État, alors qu’ils pourraient générer d’importantes recettes non fiscales, à l’image de pays voisins comme le Sénégal.
Le ministre a également évoqué des cas préoccupants, notamment à Benty, où des individus revendiquent la propriété de zones historiques sur la base de documents administratifs anciens, révélant l’ampleur et la gravité des dysfonctionnements fonciers en Guinée.
Pour y remédier, il assure que la Commission nationale de réforme foncière, composée de Guinéens choisis pour leur expertise et leur intégrité, travaille sur des questions sensibles liées au foncier, au blanchiment d’argent et à la sécurisation des recettes de l’État.
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