

D’entrée de jeu, il ne s’agit pas de soutenir un homme politique, mais de rappeler une leçon simple : le temps est le seul juge. On se souvient de cette phrase devenue célèbre à propos d’Alpha Condé : « Il est connu, mais le pouvoir ne coule pas dans son sang ». Pourtant, l’histoire l’a démenti. Après des années d’attente, il a dirigé la Guinée pendant plus d’une décennie. Preuve que nul ne détient le monopole du destin.
Aujourd’hui, un refrain similaire s’élève à propos de Cellou Dalein Diallo : « Il ne sera jamais président ». Une affirmation qui résonne dans les débats publics, les salons, les réseaux sociaux, jusqu’à devenir une sorte de vérité imposée. Mais sur quoi repose-t-elle réellement ?
Cellou Dalein Diallo, président de lufdg possède une longue expérience politique, a occupé des fonctions ministérielles stratégiques, bénéficie d’une assise populaire solide et demeure une figure centrale de la scène nationale. Alors, pourquoi tant d’assurance à décréter son impossibilité d’accéder à Sékhoutouréya ?
La question est moins de savoir s’il peut être président que de savoir : qui le pourrait mieux que lui ? Et surtout, selon quels critères jugeons-nous nos prétendants à la magistrature suprême ?
Réduire l’avenir d’un pays à des préjugés, c’est se priver d’alternatives. Croire qu’un homme est condamné à l’impossible, c’est oublier que l’histoire est faite de retournements spectaculaires.
Qu’on l’apprécie ou non, Cellou Dalein Diallo incarne une volonté de changement et une endurance politique rare. Et si l’histoire, encore une fois, décidait autrement ?





