

Arrivé au stade à 13h08 précises, le président Mamadi Doumbouya, vêtu d’un boubou blanc, a fait une entrée solennelle sous les regards d’une impressionnante brochette de chefs d’État africains, de partenaires internationaux et de hautes personnalités institutionnelles. La cérémonie, à forte portée symbolique, a marqué un moment politique majeur pour la Guinée.
Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le Président de la Commission de l’Union africaine, le Président de la Commission de la CEDEAO, le Vice-président du Nigeria, le Vice-président de la Chine, le Vice-président de la Guinée équatoriale, la Vice-présidente du Ghana et la Présidente du Sénat de Côte d’Ivoire. Des délégations officielles de la France, du Portugal, des États-Unis et de la Chine ont également pris part à l’événement, illustrant l’attention internationale portée à cette investiture.
La cérémonie a été ponctuée par une démonstration culturelle riche, symbolisant l’unité et la cohabitation harmonieuse des quatre régions naturelles du pays. Le groupe Circus Baobab a livré une prestation artistique saluée, alliant tradition et modernité. L’interprétation de l’hymne national par Black M et Sia Tolno, accompagnés par le Prytannée militaire, a suscité une vive ferveur patriotique. Une parade des troupes motorisées a également illustré la discipline et la souveraineté nationales.
Sur le plan institutionnel, la phase juridictionnelle de la prestation de serment s’est déroulée avec rigueur, sous la conduite des huissiers de justice et la supervision de Maître Laye Samoura. Après la présentation du président par Sidy Souleymane Ndiaye, le Premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a rappelé la portée légale et les implications de l’acte solennel.
À 14h37, Mamadi Doumbouya a prêté serment en tant que Président de la Ve République, déclarant notamment :
« Moi Mamadi Doumbouya, Président de la République élu, je jure devant Dieu et devant le Peuple de Guinée, sur mon honneur, de respecter et de faire respecter scrupuleusement la Constitution, les lois, les règlements et les décisions de justice (…) En cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi. »
Par cet engagement public, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de gouverner dans le respect des textes, de l’intérêt supérieur de la Nation, de la paix, de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
À suivre.





