

Un nouvel incendie d’une rare violence s’est produit ce dimanche 8 février 2026 à Kissidougou, précisément au quartier Sogbè 3, dans la commune urbaine. Le feu, dont l’origine reste pour l’instant inconnue, a entièrement détruit trois bâtiments appartenant à la famille Chérif, causant d’énormes dégâts matériels.
Selon les témoignages recueillis sur place, l’incendie serait parti de la chambre occupée par les enfants, avant de se propager rapidement au bâtiment principal, puis aux autres constructions de la concession. Au moment du drame, seuls des enfants se trouvaient sur les lieux, heureusement sans perte en vie humaine.
Des flammes incontrôlables, aucune intervention spécialisée
Alertés par les voisins, les membres de la famille sont arrivés sur place alors que le feu avait déjà atteint une intensité incontrôlable. L’absence totale de service de sapeurs-pompiers a laissé les habitants démunis face aux flammes.
« C’est la chambre des enfants qui a pris feu en premier. À notre arrivée, il n’y avait plus rien à faire. Sans sapeurs-pompiers pour intervenir, nous étions obligés de nous en remettre à Dieu. Le feu a tout consumé, même une aiguille n’a pu être sauvée. C’est une perte énorme », a confié Mamoudou Chérif, frère de la victime.
Des pertes estimées à plus d’un milliard de francs guinéens
Les dégâts matériels sont jugés colossaux, avec une estimation dépassant un milliard de francs guinéens, selon la famille sinistrée. Les bâtiments détruits comprenaient plusieurs chambres-salons, des magasins, des salles à manger et des douches.
À cela s’ajoute la perte de plus de 24 panneaux solaires, ainsi que de nombreux biens de grande valeur, tous réduits en cendres.
Solidarité des voisins, mais inquiétude grandissante
Malgré l’ampleur du sinistre, la famille Chérif a tenu à saluer la mobilisation des voisins, qui ont tenté, avec des moyens rudimentaires, de contenir la progression des flammes.
« Même si nous n’avons rien pu sauver, il faut reconnaître le courage et l’engagement des voisins qui nous ont aidés à éteindre le feu », a ajouté Mamoudou Chérif.
Une urgence : doter Kissidougou de sapeurs-pompiers
En l’espace d’une semaine, deux incendies majeurs ont été enregistrés dans la commune urbaine de Kissidougou, plongeant la population dans une vive inquiétude. Cette répétition de sinistres met en lumière une réalité alarmante : l’absence d’un service de sapeurs-pompiers dans la préfecture.
Pour de nombreux habitants, la création et l’équipement d’une brigade de lutte contre les incendies deviennent une urgence absolue afin de limiter, à l’avenir, les pertes humaines et matérielles dans la cité de Kissi Kaba Keïta.
Source : guineematin.com
djamanainfo.com

