Kankan : Les associations islamiques recadrent le blogueur “Tato de Porto” après ses propos contre les écoles franco-arabes

Les propos récents du blogueur Oumar Traoré, alias Tato de Porto, appelant les dirigeants africains à abandonner les écoles franco-arabes sur le continent, continuent de susciter de vives réactions au sein de la communauté religieuse en Guinée. Selon lui, plus « 90% de ceux qui défendent les cafres en Afrique viennent des écoles franco-arabes », des accusations jugées graves et infondées par les responsables religieux.

Ce vendredi 21 novembre 2025, lors d’un point de presse tenu à la Maison de la presse de Kankan, le coordinateur régional des associations islamiques, entouré des responsables des écoles franco-arabes, a fermement dénoncé les propos du blogueur. Ils ont rappelé le rôle fondamental de ces établissements dans la formation morale, religieuse et citoyenne de milliers de jeunes.
En réponse à Tato de Porto, le coordinateur a déclaré :
« Les imams qui ont célébré le mariage de sa mère viennent des écoles franco-arabes », soulignant l’incohérence de ses accusations.
Les responsables religieux exigent désormais une excuse publique :
« Nous lui demandons de présenter des excuses publiques auprès d’un grand imam et de diffuser ces excuses sur les réseaux sociaux. À défaut, nous saisirons la justice pour qu’il soit convoqué », ont-ils averti.

À l’approche d’une période électorale jugée sensible, les intervenants ont également alerté sur le danger des discours incendiaires susceptibles d’alimenter les tensions sociales.
Djiba Sidibé, coordinateur régional, a lancé un appel aux autorités :
« Nos autorités doivent veiller à la communication. On ne peut pas se lever un matin pour parler d’une situation qu’on ne maîtrise pas. Le général Mamady Doumbouya doit surveiller la communication sur les réseaux sociaux et la confier aux professionnels, en leur offrant des opportunités de formation. »

Les responsables islamiques appellent enfin à la retenue et à la responsabilité, pour éviter que les débats autour des écoles franco-arabes ne deviennent un facteur de division dans une période déjà délicate.
Saliou Cissé pour djamanainfo.com





