

La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu une décision majeure dans le dossier du présumé détournement de 800 milliards de francs guinéens aux Douanes. La Chambre spéciale de contrôle de l’instruction (CSCI) a ordonné, vendredi 14 août 2025, la mise en liberté provisoire de trois officiers jusque-là détenus à la maison centrale de Conakry. Trois colonels concernés
Les officiers concernés sont :
Colonel Fadensen Keïta
Lieutenant-colonel Ousmane Oularé
Lieutenant-colonel Mohamed Baba Bamba
Ils avaient été placés en détention le 7 décembre 2024. Le parquet spécial de la CRIEF les poursuit pour une série de charges graves :
faux et usage de faux en écritures publiques, corruption, atteinte au système informatique des Douanes, enrichissement illicite, cybercriminalité, concussion et complicité.
Une décision qui s’impose malgré le pourvoi
Durant l’audience, la défense a dénoncé une détention jugée illégale, tandis que le parquet demandait le maintien en prison des officiers, invoquant la complexité du dossier.
Le président de la CSCI, Aboubacar Conté, a rappelé que la décision de mise en liberté provisoire s’impose même en cas de pourvoi du procureur spécial. « L’effet suspensif du pourvoi n’a pour seule conséquence que de différer l’exécution de la mise en liberté jusqu’à ce que la Cour suprême statue », a-t-il précisé.
Annulation des prolongations de détention
Dans son arrêt, la CSCI a annulé les ordonnances n°170, 171 et 172 portant prolongation de détention provisoire en date du 4 août 2025. Elle a en conséquence confirmé la liberté provisoire des trois officiers et ordonné l’exécution immédiate de cette décision.
Et maintenant ?
Cette décision relance le débat sur la gestion des grands dossiers financiers en Guinée. Tous les regards se tournent désormais vers le parquet spécial de la CRIEF, qui devra s’exécuter malgré les recours en cours.
Djamanainfo.com




