Justice

Élections du 31 mai : le Procureur général de Kankan met en garde les fauteurs de troubles

Le Parquet général près la Cour d’appel de Kankan est monté au créneau ce jeudi 11 juin 2026 pour dénoncer les violences enregistrées lors des élections législatives et communales du 31 mai dernier. Dans un communiqué, l’institution judiciaire annonce l’ouverture d’enquêtes afin de retrouver et poursuivre les personnes impliquées dans ces incidents.

Selon le Procureur général, Marwane Baldé, plusieurs actes de violence, d’intimidation et d’atteinte à l’intégrité physique ont été constatés dans certaines localités du ressort de la Cour d’appel de Kankan. Ces agissements auraient visé des membres des Commissions administratives de centralisation des votes (CACV) ainsi que des agents des forces de défense et de sécurité déployés pour sécuriser le scrutin.

Le Parquet général condamne « avec la plus grande fermeté » ces actes qu’il qualifie de « violation manifeste des lois de la République et d’atteinte grave au bon déroulement du processus électoral ».

Pour faire la lumière sur ces événements, des instructions ont été données aux procureurs de la République, aux juges de paix et aux services de police judiciaire compétents afin « d’ouvrir sans délai les enquêtes pour identifier, interpeller et traduire devant les juridictions compétentes les auteurs, coauteurs et complices de ces actes ».

Le communiqué rappelle également que « nul n’est au-dessus de la loi » et prévient que toute tentative de perturbation du processus électoral, de destruction de biens publics ou de violence contre les représentants de l’État fera l’objet de poursuites judiciaires.

Par ailleurs, le Procureur général invite les citoyens à privilégier les voies légales de recours pour toute contestation liée aux résultats électoraux. Il appelle également les candidats à faire preuve de retenue et de responsabilité.

« Tout candidat insatisfait des résultats définitifs doit s’abstenir rigoureusement de toute incitation à commettre des actes de violence, de trouble à l’ordre public ou toute autre forme d’agitation susceptible de compromettre la paix sociale », insiste le communiqué.

Réaffirmant son engagement en faveur du respect de la loi et du maintien de l’ordre public, le Parquet général prévient qu’il se réserve le droit d’engager des poursuites contre tous les auteurs, coauteurs et complices des troubles constatés, « quelle que soit leur qualité ou appartenance politique ».

Cette sortie du Parquet général intervient dans un contexte marqué par plusieurs contestations et recours introduits devant les juridictions compétentes à la suite de la proclamation des résultats provisoires des élections du 31 mai.

 

Saliou Cissé pour djamanainfo.com 

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