Société

Drame à Kaléma (Kagbelen) : un incendie dans un atelier de menuiserie fait trois morts, dont deux frères

Un incendie d’une rare violence a endeuillé le quartier Kaléma, dans la commune de Kagbelen, dans la nuit du dimanche 12 janvier 2026, aux environs de 3 heures du matin. Le sinistre, survenu dans un atelier de menuiserie, a coûté la vie à trois personnes, dont deux frères mineurs, surpris dans leur sommeil.

Selon les informations recueillies sur place, le feu s’est déclaré alors que les victimes dormaient à l’intérieur ou à proximité immédiate de l’atelier. La propagation rapide des flammes ne leur a laissé aucune chance.

Les victimes ont été identifiées comme Moussa Camara, 10 ans, et Oumar Camara, 13 ans. Un troisième corps, appartenant à une personne présente sur les lieux au moment de l’incendie, a également été retrouvé.

Alertés par la fumée et les cris, des riverains ont tenté de porter secours, en vain, face à l’intensité du feu. Les victimes sont décédées par asphyxie et de graves brûlures, selon les premières constatations.

Les sapeurs-pompiers, rapidement intervenus, ont pu maîtriser l’incendie. Les corps ont ensuite été transportés à la morgue de Dubréka.

Très affecté, le chef de quartier de Kagbelen Village, Elhadj Abdoulaye Camara, témoigne :
« J’ai appris la nouvelle tôt le matin, alors que je m’apprêtais à accomplir mes obligations religieuses. À mon arrivée sur les lieux, le choc a été immense, surtout en apprenant qu’il s’agissait d’enfants âgés de 10 à 14 ans. C’est une douleur indescriptible, mais nous nous remettons à la volonté de Dieu. »

L’atelier de menuiserie a été entièrement détruit par les flammes, emportant machines, outils et matériaux. Il constituait la principale source de revenus de la famille endeuillée, désormais confrontée à une double épreuve.

Les autorités locales et les services de sécurité ont effectué les constats d’usage. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine exacte de l’incendie. La piste d’un court-circuit électrique est évoquée, sans confirmation officielle.

À Kaléma, l’émotion reste vive. Parents, voisins, responsables religieux et autorités locales se mobilisent pour soutenir la famille touchée par ce drame, qui relance une fois de plus la question de la sécurité des installations électriques dans les ateliers artisanaux.

 

Fanyé Touré pour Djamana Info

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