

C’est une page qui se ferme définitivement. Pr. Lamarana Pety Diallo, coordinateur du mouvement Les Réformateurs, affirme sans ambiguïté que lui et ses camarades ont tourné le dos à l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Exclus du parti dirigé par Cellou Dalein Diallo, ces anciens cadres revendiquent aujourd’hui une orientation politique assumée, en phase avec la dynamique de la transition en cours.
Après la création du CERAG (Cercle des Amis d’Ousmane Gaoual Diallo), puis du mouvement Les Réformateurs, les dissidents de l’UFDG ont progressivement pris leurs distances avec leur formation d’origine. Pour Pr. Lamarana Pety Diallo, le choix est désormais clair : il ne s’agit plus de réformer l’UFDG de l’intérieur, mais d’avancer autrement.
« Nous avons tourné la page de l’UFDG depuis un bon moment », affirme-t-il, précisant que la volonté initiale de transformer Les Réformateurs en parti politique n’a pas abouti. Malgré cela, le mouvement conserve une ligne politique définie, axée sur l’accompagnement du changement institutionnel en Guinée.
Selon lui, Les Réformateurs ne s’inscrivent ni dans l’opposition systématique ni dans une logique de confrontation. Une partie du mouvement a fait le choix d’accompagner l’action gouvernementale, notamment à travers le Premier ministre Amadou Oury Bah, dans le cadre de protocoles clairs. Cette démarche, dit-il, s’inscrit dans la continuité du soutien apporté dès le départ à la transition dirigée par le président Mamadi Doumbouya.
Pr. Lamarana Pety Diallo rejette les accusations selon lesquelles les Réformateurs seraient à l’origine de la crise ayant secoué l’UFDG. Pour lui, les difficultés du parti sont le résultat d’un refus persistant de se réformer. « L’UFDG est restée anachronique. Les dirigeants ont refusé toute réforme interne, préférant une gestion personnalisée du parti », déplore-t-il.
Il évoque des exclusions qu’il qualifie d’arbitraires, notamment celles d’Ousmane Gaoual Diallo, de lui-même et d’autres cadres, estimant que ces décisions ont accéléré la sclérose d’un parti qu’il considère désormais comme fermé à toute évolution. « Ce n’est pas nous qui avons détruit l’UFDG. C’est le refus du changement qui a conduit à la situation actuelle », insiste-t-il.
Tout en rappelant son attachement historique à l’UFDG, Pr. Lamarana Pety Diallo affirme que la priorité est désormais ailleurs : participer à la gouvernance, accompagner la transition et contribuer, selon ses mots, à une transformation rapide et responsable du pays.
Il précise enfin que l’UFDG n’est pas dissous mais suspendu, et qu’il appartient à ses dirigeants de se conformer aux exigences administratives pour sortir de cette situation. Quant aux Réformateurs, ils entendent poursuivre leur engagement politique « dans le respect des personnes, sans conflit, et avec le sens de l’intérêt national ».
À suivre.
Source: Africaguinee.com





