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Doko (Siguiri) : six morts dans l’effondrement d’un site aurifère mécanisé

Un drame meurtrier s’est produit le mercredi 21 janvier 2026 dans la sous-préfecture de Doko, à Siguiri. L’effondrement d’une paroi sur un site d’exploitation aurifère mécanisé a coûté la vie à six personnes, relançant le débat sur la sécurité des zones minières abandonnées.

Un grave accident a endeuillé la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri, le mercredi 21 janvier 2026. Six personnes ont perdu la vie suite à l’effondrement soudain d’une paroi sur un site d’exploitation aurifère situé à la lisière des districts de Sala et Bembeta.

Si les accidents sont fréquents dans l’orpaillage artisanal, ce drame choque particulièrement en raison du caractère mécanisé du site, censé offrir davantage de garanties en matière de sécurité. Selon les informations recueillies sur place, la carrière était exploitée à l’aide d’engins lourds et d’installations mécanisées, sous la gestion d’opérateurs étrangers, notamment des ressortissants chinois.

D’après les témoignages, l’accident est survenu à la suite de l’affaissement brutal d’une paroi de la fosse, provoquant un éboulement mortel. Contacté par notre correspondant régional, Moda Fanta Mamady Magassouba, un citoyen de la localité a livré son récit :

« Il s’agissait d’orpailleurs qui se rendaient à la recherche de l’or. Arrivés dans une carrière appartenant aux Chinois, une paroi s’est effondrée alors qu’ils marchaient. Ils n’étaient même pas descendus dans le site. Le bilan fait état de six morts, en majorité des hommes. »

Au sein des communautés riveraines, la tristesse s’accompagne d’une vive colère. Le même témoin interpelle les autorités compétentes :

« Nous demandons aux autorités de s’impliquer sérieusement pour mettre fin à la mécanisation sauvage. Ce site a été exploité par des opérateurs étrangers puis abandonné sans aucune sécurisation. Aujourd’hui, ce sont des citoyens innocents qui ont perdu la vie. »

Ce nouveau drame remet au centre des débats la responsabilité des exploitants miniers, le contrôle des activités mécanisées, ainsi que la sécurisation des sites abandonnés après exploitation.

En attendant une réaction officielle des autorités locales et nationales, la population de Doko pleure ses morts et réclame justice, prévention et responsabilité.

djamanainfo.com

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