

CONAKRY, Le projet Simandou, considéré comme le plus grand projet minier en construction au monde, vient de franchir une nouvelle étape décisive. Le gouvernement guinéen et ses partenaires stratégiques ont procédé à la signature des documents contractuels relatifs au transport maritime, a-t-on appris de source officielle.
Cette formalisation marque l’une des dernières étapes contractuelles majeures avant le lancement effectif de la phase d’exploitation du minerai de fer, toujours prévu avant la fin de l’année 2025, selon la Présidence guinéenne.
Un pas vers l’industrialisation locale
Le Président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a réaffirmé à cette occasion l’engagement du pays pour la transformation locale des ressources minières :
> « La transformation locale du minerai de Simandou constitue une priorité absolue. Les études complètes d’une aciérie devront être achevées deux ans après la première production afin d’assurer la création de valeur ajoutée sur le sol guinéen », a-t-il déclaré.
Pour la Présidence, cette avancée traduit la volonté du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, de faire de Simandou le moteur de la transformation structurelle de l’économie guinéenne.
Les partenaires saluent la vision du Chef de l’État
Les partenaires du projet, notamment Rio Tinto/Simfer, Winning Consortium Simandou (WCS) et Baowu, ont unanimement salué la rapidité et l’efficacité du processus.
La Présidence a rappelé que tous les acteurs ont reconnu le rôle déterminant du Général Mamadi Doumbouya, dont la vision et le patriotisme ont permis d’accélérer la réalisation des infrastructures nécessaires au démarrage de la production.
> « Simandou est un projet de souveraineté économique et d’intégration nationale », a souligné la Présidence.
Un projet d’envergure continentale
Le projet Simandou se distingue par son intégration verticale, combinant exploitation minière, chemin de fer, infrastructures portuaires et transformation industrielle. Il comprend quatre composantes principales :
1. Les gisements : deux zones d’exploitation de minerai de fer à haute teneur, opérées par Winning Consortium Simandou (blocs 1 et 2) et Rio Tinto Simfer–Chinalco (blocs 3 et 4).
2. Le chemin de fer : une ligne ferroviaire multi-service et multi-utilisateur de plus de 650 km à double voie, reliant Beyla et Kérouané au littoral.
3. Les infrastructures portuaires : trois quais à Morebaya, destinés à WCS/Baowu, Rio Tinto/Simfer–Chinalco, et un quai multi-utilisateur pour les marchandises et passagers.
4. La transformation locale : la construction d’une aciérie nationale, dont les études seront finalisées dans les deux ans suivant le début de l’exploitation.
La signature des contrats de transport maritime garantit désormais la sécurisation de la chaîne logistique nécessaire à l’exportation future du minerai, marquant une avancée majeure vers la concrétisation du plus ambitieux projet minier de l’histoire de la Guinée.
djamanainfo.com




