Société

Kouremalé : l’essence devient introuvable, les autorités serrent la vis !

La sous-préfecture de Kouremalé, située à près de 80 kilomètres de Siguiri, est frappée par une grave pénurie de carburant, notamment d’essence, dont le litre se négocie désormais jusqu’à 60 000 francs guinéens. Face à cette situation devenue intenable, les autorités locales ont convoqué une réunion d’urgence ce lundi 20 octobre 2025 dans les locaux de la Commune rurale de Kouremalé-Guinée.

Autour de la table, étaient présents le sous-préfet, les chefs de district, les responsables de la jeunesse, les gérants de stations-service, les forces de défense et de sécurité, ainsi que la presse locale.
Objectif : trouver des solutions immédiates pour mettre fin au calvaire des habitants.

À l’issue des échanges, plusieurs mesures fortes ont été adoptées.
Le président de la délégation spéciale, M. Koumou Keïta, a expliqué les causes de la crise et les nouvelles dispositions prises :

« La pénurie d’essence est due en grande partie à la grève des conducteurs de citernes et à la crise du côté malien. Pour soulager la population, nous avons décidé que les stations-service ouvriront désormais de 6h à 20h. Les bisons (gros bidons) sont strictement interdits dans les stations afin d’empêcher le trafic et l’exportation illégale de carburant vers Kouremalé-Mali. Toute personne prise en flagrant délit sera sanctionnée selon la loi », a averti M. Keïta.

 

Kouremalé : l’essence devient introuvable, les autorités serrent la vis !

Le commissaire de la police des frontières, le colonel Yacouba Camara, a pour sa part promis une application stricte de ces mesures :

« Désormais, les heures d’ouverture et de fermeture des stations sont fixées. Toute personne trouvée avec des bidons d’essence sera interpellée. Il faut avoir pitié des citoyens qui souffrent de cette crise », a martelé le colonel Camara.

Kouremalé : l’essence devient introuvable, les autorités serrent la vis !

Rappelons que la sous-préfecture de Kouremalé-Guinée est devenue ces derniers jours une zone sensible du trafic de carburant, alimenté par sa proximité avec le Mali.

Ces nouvelles dispositions parviendront-elles à endiguer la crise et à freiner le trafic illégal ?
L’avenir nous le dira.

 

Aly Alpha Soumah, pour Djamanainfo.com

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