

À Kouremalé, dans la sous-préfecture de Kouroussa, les professionnels de la filière bois attendent avec impatience la fin du repos biologique instauré par le gouvernement guinéen.

Débutée le 7 juillet dernier, cette mesure de trois mois prend fin le mardi 30 septembre 2025. Elle interdit la coupe, le transport et la commercialisation du bois sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif, selon le ministère de l’Environnement, est de favoriser la régénération des forêts et de lutter contre l’exploitation illégale du bois.
Des difficultés pour les acteurs locaux

Pour Mohamed Condé, président de la filière bois à Kouremalé, cette interdiction a fortement impacté leurs activités :
> « Nous avons d’énormes difficultés en ce moment, mais nous respectons la décision des autorités. Toutefois, nous souffrons du manque et de la rareté du bois. Bientôt, la fin de notre calvaire approche », explique-t-il.
Il dénonce également les nombreux barrages routiers qui, selon lui, alourdissent leurs charges :
« À chaque point de contrôle, nous devons payer quelque chose, et cela nous fatigue énormément », ajoute-t-il.
Les menuisiers également touchés
Du côté des menuisiers, le constat est similaire. Ansoumane Kourouma, alias Fakoly, président de l’union des menuisiers de Kouremalé, lance un appel à l’État :

> « Ce repos biologique a eu beaucoup d’impacts sur nos activités. Nous avons des commandes mais nous ne trouvons pas de bois. Nous demandons aux autorités de prendre des dispositions avant le repos de l’année prochaine afin de réduire notre calvaire », plaide-t-il.
Une mesure bénéfique mais contraignante
Si le repos biologique est jugé essentiel pour préserver l’environnement, il reste perçu comme une épreuve difficile pour les ouvriers de la filière bois et les menuisiers, qui en tirent leurs moyens de subsistance.
La fin de l’interdiction ce 30 septembre 2025 devrait ainsi marquer un soulagement pour ces acteurs économiques, tout en relançant une filière cruciale pour l’économie locale.
Aly Soumah
Correspondant Kouremalé





