La confrérie des Donzos de Guinée appelle les autorités à renforcer le contrôle des frontières face aux tensions liées à la transhumance transfrontalière et aux conséquences dénoncées dans plusieurs zones rurales du pays.
Dans une déclaration officielle, Moussa Koulibaly, vice-président national de l’Union nationale des Donzo de Guinée, a exprimé les inquiétudes de la confrérie concernant les dégâts causés aux cultures et la sécurité des populations.
« Nos campagnes et nos communautés rurales traversent une crise d’une gravité inédite », a-t-il déclaré, accusant des éleveurs transfrontaliers de s’introduire de manière incontrôlée dans certaines zones agricoles.
Selon lui, leurs troupeaux « ravagent nos cultures, anéantissent les efforts de nos paysans et compromettent gravement la sécurité alimentaire de nos foyers ». Une situation qui, poursuit-il, « met directement en péril la paix sociale au cœur de nos villages ».
Pour les Donzos, les inquiétudes ne se limitent toutefois pas au secteur agricole. « Le péril dépasse désormais le cadre agricole : il touche directement à la souveraineté et à la sécurité de notre nation », a souligné Moussa Koulibaly, évoquant également les risques sécuritaires liés à l’infiltration de groupes sur le territoire national.
La confrérie fait par ailleurs état de plusieurs agriculteurs tués dans les zones concernées. « Plus de trois de nos concitoyens, de paisibles agriculteurs, ont été lâchement assassinés sur le sol de leurs ancêtres », déplore le vice-président national des Donzos.
Face à cette situation, la confrérie demande au gouvernement « la fermeture et le contrôle strict des frontières », afin de mettre fin à « la transhumance transfrontalière illégale et aux intrusions incontrôlées ».
Elle réclame également « des enquêtes rigoureuses pour identifier, arrêter et punir avec la plus grande fermeté les auteurs de ces assassinats », ainsi qu’un renforcement de la présence des forces de défense et de sécurité dans les zones rurales vulnérables.
Tout en réaffirmant leur engagement aux côtés de l’État, dans le respect des lois de la République, les Donzos assurent qu’ils ne comptent pas rester indifférents face aux difficultés des populations. « Nous ne saurions demeurer passifs face aux larmes de nos familles et au ravage de nos campagnes », affirme Moussa Koulibaly.
La confrérie renouvelle enfin sa confiance au chef de l’État et au gouvernement, auxquels elle demande « des actions promptes, vigoureuses et pérennes » pour préserver la paix, la sécurité des populations et l’intégrité du territoire national.
