RDC : l’Afrique du Sud annonce le retrait de ses 700 soldats de la Monusco

Pretoria a décidé de retirer ses troupes engagées au sein de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo. Une décision motivée principalement par des contraintes budgétaires, dans un contexte de difficultés financières persistantes de l’armée sud-africaine.

L’Afrique du Sud a officiellement annoncé le retrait de ses soldats déployés au sein de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco). La décision concerne environ 700 militaires sud-africains engagés dans l’est du pays.

Selon un communiqué de la présidence sud-africaine, le président Cyril Ramaphosa a personnellement informé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, de cette décision le 12 janvier 2026, lors d’un entretien téléphonique. Pretoria justifie ce retrait par des raisons essentiellement budgétaires, évoquant la nécessité de réorganiser les ressources de son armée.

Cette annonce intervient dans un climat de fortes critiques internes concernant la participation de l’Afrique du Sud aux opérations de maintien de la paix en RDC. Depuis la prise de Goma par les rebelles du M23, le déploiement sud-africain fait régulièrement débat au Parlement, notamment après la mort de 14 soldats sud-africains dans l’est congolais l’année dernière.

De nombreux responsables politiques et analystes pointent la fragilité financière de l’armée sud-africaine, jugée sous-financée et de plus en plus limitée dans sa capacité à mener des missions extérieures. Des militaires engagés en RDC avaient également dénoncé des retards dans le paiement de certaines indemnités.

À ces difficultés s’ajoute un matériel militaire vieillissant, illustrant les problèmes structurels auxquels fait face l’institution. Pour plusieurs observateurs, l’armée sud-africaine traverse une période critique, certains allant jusqu’à parler d’un risque d’effondrement opérationnel.

Le retrait des troupes sud-africaines de la Monusco devrait s’effectuer progressivement, avec une finalisation annoncée d’ici la fin de l’année 2026.

Malgré ce désengagement militaire, Pretoria assure qu’elle continuera de soutenir les initiatives diplomatiques et politiques visant au retour de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo.

Source : RFI

djamanainfo.com 

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