Célébrée chaque année le 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes a été commémorée en différé le 15 avril 2026 en Guinée, en raison de la coïncidence entre les périodes de pénitence du Ramadan et du carême. Cette édition s’est tenue autour du thème « Accès à la justice pour les femmes et les filles ».
À Kankan, notre rédaction est allée à la rencontre de Mme Dioubaté Mariame Kaba, directrice du centre spécialisé Tawakaltou. Elle a d’abord salué la forte mobilisation des autorités locales ainsi que l’implication des structures féminines ayant pris part aux activités organisées dans la ville.
« La célébration s’est très bien déroulée à Kankan, avec la présence des autorités venues soutenir les femmes dans la défense de leurs droits. Un panel a été organisé pour expliquer aux femmes comment porter plainte et accéder à la justice. Nous avons constaté que beaucoup de femmes ignorent les structures vers lesquelles se tourner en cas de problème. Aujourd’hui, on nous a présenté des services comme l’OPROGEM, le juge des enfants et le juge des femmes, avec la mise à disposition d’un numéro vert pour lutter contre les violences faites aux femmes », a-t-elle expliqué.
Poursuivant son intervention, Mme Dioubaté Mariame Kaba a lancé un appel à l’engagement des femmes, qu’elles soient en situation de handicap ou non, afin de défendre leurs droits et d’occuper pleinement leur place dans la société.
« Nous devons toutes nous mobiliser pour que le quota de 30 % accordé aux femmes soit respecté. Pour y parvenir, il est important de prouver aux autorités que nous sommes capables d’assumer nos responsabilités », a-t-elle ajouté, tout en réaffirmant son engagement à soutenir la vision de développement portée par le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.
À travers cette célébration en différé de la Journée internationale des droits des femmes à Kankan, les participantes ont réaffirmé leur volonté de mieux connaître leurs droits et de s’impliquer davantage dans la promotion de la justice et de l’égalité. Une dynamique qui devrait contribuer à renforcer la protection des femmes et des filles dans la région.
Saliou Cissé pour djamanainfo.com
