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Une affaire de violence entre coépouses suscite l’émoi à Gbéléma, un district relevant de la sous-préfecture de Kouban, situé à une trentaine de kilomètres de la préfecture de Kankan. Sona Traoré affirme avoir été grièvement blessée à l’arme blanche par sa coépouse, lors d’une rencontre qui aurait dégénéré ce week-end.
Selon son témoignage, Sona Traoré, qui se présente comme la première épouse de leur mari Moussa, aurait été blessée au cou, à la main, au dos et à la poitrine.
D’après son récit, la femme aurait quitté le domicile familial après avoir reçu 20 000 francs guinéens de sa mère pour effectuer une commission. À son retour, elle aurait croisé sa coépouse, identifiée sous le prénom d’Odia.
Cette dernière lui aurait expliqué être passée au domicile familial, sans pouvoir y entrer, avant de lui proposer de rejoindre leur mari, Moussa, qui, selon elle, les attendait dans un autre endroit afin qu’elles puissent discuter.
Une fois sur place, Sona Traoré affirme que sa coépouse aurait sorti un couteau après avoir simulé un appel téléphonique avec leur mari.
« Elle m’a dit que Moussa nous attendait quelque part et qu’il fallait aller le rejoindre pour que nous puissions échanger ensemble. […] Au moment où je m’apprêtais à répondre, elle a sorti un couteau, me l’a placé sous le cou et a commencé à me trancher la gorge », témoigne-t-elle.
Sona Traoré affirme avoir tenté de se défendre avant de tomber au sol. Elle dit avoir été blessée à la main puis poignardée à plusieurs reprises.
« J’ai essayé de lui arracher le couteau, mais elle m’a blessée à la main. Je suis tombée et elle m’a poignardée. Elle m’a poursuivie avant de se jeter une nouvelle fois sur moi. Elle m’a porté plusieurs coups de couteau dans le dos et sur la poitrine », affirme-t-elle.
La victime présumée dit ne pas comprendre les raisons de cette agression qu’elle qualifie de soudaine. Elle affirme qu’aucun conflit ne les opposait auparavant et assure que leurs relations étaient jusque-là cordiales.
« Nous étions en bons termes. Nous nous appelions régulièrement, même après son mariage. Notre mari était lui-même allé la présenter à mes parents. Nous ne nous étions jamais disputées ni bagarrées auparavant », explique-t-elle.
Elle soutient cependant que sa coépouse lui aurait déclaré, pendant l’altercation, qu’elle ne voulait pas partager leur mari avec une autre femme.
Après les faits présumés, Sona Traoré affirme avoir réussi à s’enfuir et à se rendre dans le village voisin de Broumfè.
Pour l’heure, les circonstances exactes de cette affaire restent à déterminer. Le témoignage de Sona Traoré constitue la principale version disponible. Une éventuelle enquête devra permettre d’établir les faits et de déterminer les responsabilités.
Saliou Cissé, pour Djamanainfo.com





