

La commune urbaine de Kankan traverse depuis lundi soir une situation préoccupante. L’essence et le gasoil ont quasiment disparu des marchés noirs installés le long des grandes artères de la ville, plongeant les détenteurs d’engins roulants dans une vive inquiétude.

Cette soudaine raréfaction intervient dans un contexte international tendu, marqué par la guerre au Moyen-Orient, alimentant les rumeurs d’une éventuelle crise mondiale du carburant. À Kankan, la peur d’une pénurie prolongée, en pleine période de Ramadan et de Carême, a déclenché une ruée vers les stations-service.
Partout, le même constat : de longues files d’attente, des stations prises d’assaut et des pompistes débordés. Malgré cette affluence, l’approvisionnement reste difficile. Les rares litres disponibles se négocient désormais jusqu’à 15 000 GNF, contre 13 000 GNF habituellement sur le marché noir.

Les conséquences se font déjà sentir. La circulation est fortement perturbée dans plusieurs quartiers, tandis que les tarifs des motos-taxis connaissent une hausse par tronçon, compliquant davantage le quotidien des habitants.
Pour apaiser les tensions, la Société Nationale des Pétroles (SONAP S.A.) a publié ce mardi 3 mars 2026 un communiqué rassurant sur la disponibilité des stocks dans ses dépôts.

Reste à savoir si cette annonce suffira à calmer la psychose ou si la ville s’achemine vers une nouvelle crise du carburant.
Saliou Cissé pour djamanainfo.com





