Une position qui interpelle
Dans l’édition 2025 de l’Indice de perception de la corruption (IPC), la Guinée occupe la 142e place sur 182 pays évalués. Elle partage ce rang avec le Cameroun et le Nigeria.
L’IPC mesure la perception du niveau de corruption dans le secteur public sur une échelle allant de 0 (corruption très élevée) à 100 (corruption faible). La position de la Guinée la maintient dans la moitié inférieure du classement mondial et continental.
L’Afrique reste la région la plus exposée
Selon Transparency International, l’Afrique demeure la région la moins performante au niveau mondial. Seuls quatre pays africains – les Seychelles, le Cap-Vert, le Botswana et le Rwanda – obtiennent un score supérieur à 50 points.
La majorité des États du continent, dont la Guinée, restent confrontés à des défis structurels liés à la transparence, à la redevabilité et à la lutte contre l’impunité.
Un enjeu majeur pour la gouvernance
Ce classement intervient dans un contexte de réformes institutionnelles et de modernisation de l’administration publique en Guinée. Les autorités affichent leur volonté de renforcer la gouvernance, notamment à travers la digitalisation des services publics et l’amélioration du cadre réglementaire.
Toutefois, l’amélioration de l’image du pays sur le plan international passera nécessairement par :
une gestion plus rigoureuse des fonds publics ;
le renforcement des mécanismes de contrôle ;
la consolidation de l’État de droit ;
la lutte effective contre la corruption à tous les niveaux.
La publication de l’Indice 2025 constitue ainsi un signal important pour les décideurs, les partenaires internationaux et les citoyens, dans un contexte où la crédibilité institutionnelle demeure un levier essentiel pour le développement économique et social du pays.
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