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La tension monte chez les marins-pêcheurs guinéens. Réunis dans la soirée de ce mercredi 2 septembre 2026 dans la cour de la Direction nationale de la Marine marchande, plusieurs travailleurs du secteur ont exprimé leur mécontentement face à leurs conditions de travail et de rémunération à bord des navires de pêche.
Les revendications portent sur une augmentation des salaires, la revalorisation de certaines primes et l’amélioration des conditions de vie et de travail à bord des navires.
Selon Ibrahima Lala Dramé, porte-parole des marins-pêcheurs, le mouvement de protestation dure depuis plusieurs jours. Des négociations sont engagées avec les autorités, notamment les ministères des Transports et de la Pêche, mais aucun accord définitif n’a encore été trouvé.
« Nous réclamons une augmentation de salaire, ainsi que des primes et une revalorisation de nos conditions de vie. C’est la raison de notre présence ce soir », a-t-il déclaré.
À l’issue d’une rencontre avec les responsables de la Marine marchande, le porte-parole a indiqué que les discussions se poursuivaient.
« Nous sommes au cœur des négociations et nous ne sommes pas encore tombés d’accord. Mais nous espérons que les jours à venir porteront leurs fruits », a-t-il expliqué.
Les marins réclament notamment une hausse des salaires, des primes journalières, des primes liées aux risques du métier et une amélioration du traitement réservé aux travailleurs en mer.
Ils estiment que leur rémunération actuelle ne correspond ni à la pénibilité ni aux risques liés à leur profession.
D’après Ibrahima Lala Dramé, les marins guinéens seraient actuellement rémunérés autour de 2,5 millions de francs guinéens par mois, sur la base de 40 000 francs guinéens pour le travail de jour et autant pour le travail de nuit.
Ils demandent désormais 100 000 francs guinéens pour le jour et 100 000 francs guinéens pour la nuit, ce qui porterait leur rémunération mensuelle à environ 6 millions de francs guinéens.
Les revendications peuvent atteindre entre 6 et 10 millions de francs guinéens selon les catégories et les conditions de travail.
« Le métier de marin-pêcheur est l’un des plus dangereux au monde », a rappelé le porte-parole.
Les marins évoquent également les niveaux de rémunération pratiqués dans certains pays de la sous-région. Selon leurs déclarations, un marin au Sénégal ou en Guinée-Bissau peut percevoir entre 400 000 et 500 000 francs CFA, soit environ 7 à 8 millions de francs guinéens.
Selon le porte-parole, plus de 3 000 marins seraient actuellement mobilisés sur le site et le nombre total de marins-pêcheurs en Guinée dépasserait 12 000 personnes.
« Nous nourrissons toute la population. Les poissons que vous voyez partout en Guinée et dans la sous-région, c’est nous qui nous sacrifions pour aller les chercher en mer », a-t-il affirmé.
Les travailleurs disent vouloir maintenir leur unité et poursuivre la pression sur les autorités et les employeurs.
« Cette fois-ci, nous sommes unis comme jamais : aucun marin n’embarquera tant que nos revendications ne seront pas satisfaites », a averti Ibrahima Lala Dramé.
Les négociations avec les autorités se poursuivent. Les marins-pêcheurs maintiennent leur menace de ne pas reprendre les embarquements tant qu’ils n’auront pas obtenu des avancées concrètes sur leurs revendications salariales et leurs conditions de vie et de travail à bord des navires.
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