Une atmosphère de vive inquiétude a régné ce mardi à Kaloum, cœur politique et économique de la capitale guinéenne. Selon plusieurs témoignages concordants, des tirs répétés ont été entendus à proximité de la Maison centrale de Conakry, le plus grand établissement pénitentiaire du pays.
Circulation bloquée et renforcement sécuritaire
Face à la situation, les forces de défense et de sécurité ont immédiatement bouclé plusieurs accès stratégiques du centre-ville. Les travailleurs et usagers en direction de Kaloum ont été contraints de rebrousser chemin, notamment au niveau du Palais du Peuple et du pont du 8 Novembre, où d’importants dispositifs sécuritaires ont été installés.
Des véhicules blindés ont également été déployés aux principales entrées de Kaloum, interdisant tout accès au centre-ville, tandis que la sortie de la presqu’île restait autorisée, selon les informations recueillies sur place.
Fouilles systématiques et contrôle renforcé
Au moment de la publication de cette dépêche, aucun nouveau tir n’avait été signalé. Toutefois, les contrôles se poursuivaient avec rigueur.
« Nous sommes au niveau du pont. Tous les véhicules sont fouillés sans exception. Agents de l’État comme simples citoyens sont soumis aux contrôles, sous la surveillance des forces spéciales », a confié un témoin joint par notre rédaction.
Silence des autorités
Jusqu’ici, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités pour expliquer l’origine des tirs ni la nature exacte de l’opération en cours. Cette absence d’informations alimente l’inquiétude parmi les populations et les usagers habituels du centre-ville.
La situation demeure évolutive et fait l’objet d’un suivi attentif.
À suivre…
