L’activité d’orpaillage exercée dans le fleuve Djoliba, qui remonte à plusieurs années, entraîne une pollution significative de l’environnement et menace l’avenir de ce cours d’eau à Siguiri et ses environs .
À cet endroit, il est possible d’observer des mines traditionnelles, qui ont été creusées à la main avec l’usage de pioches. De plus, on peut voir des femmes s’affairer à recueillir le minerai, qu’elles lavent ensuite au milieu du fleuve. Ce processus de lavage, bien qu’essentiel pour extraire les précieuses ressources minérales, a des conséquences néfastes pour l’écosystème local, contribuant à la dégradation et à la pollution du fleuve.
Dans cette zone d’exploitation la prise de photographies est strictement interdite, et dans certains cas, l’accès est également limité pour les personnes étrangères. C’est en ce lieu que les femmes des communautés vivant près des rives du fleuve se rendent pour gagner leur vie, en s’adonnant à l’activité de lavage du minerai. Ces femmes, confrontées à des conditions souvent difficiles, déploient des efforts considérables pour extraire ce précieux matériau et subvenir ainsi aux besoins de leurs familles.
Il est crucial de souligner que la détérioration de l’environnement constitue une réalité indéniable au sein de la cité aurifère. Cette problématique est directement liée aux pratiques d’extraction de l’or à ciel ouvert, qui se font de manière intensive et souvent sans réglementation adéquate. L’exploitation sauvage de cette ressource précieuse entraîne des conséquences dramatiques sur les écosystèmes locaux, avec une dévastation des terres, une pollution des cours d’eau et une altération de la biodiversité. Ainsi, la beauté naturelle du paysage devient victime des activités minières, mettant en lumière l’urgence d’une prise de conscience collective et d’initiatives visant à protéger notre environnement.
Siguiri/ Mory Faraba Dioumessi pour le djamanainfo.com