Politique

Enlèvement de Nènè Oussou Diallo : Cellou Dalein Diallo interpelle le CNRD et réclame sa libération

Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a vivement dénoncé l’enlèvement de Nènè Oussou Diallo, cadre féminine de son parti, survenu à Conakry dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026. Il demande sa libération immédiate et met en cause la responsabilité des autorités de la transition.

L’ancien Premier ministre guinéen et président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, est monté au créneau ce samedi 10 janvier 2026 après l’enlèvement de Nènè Oussou Diallo, militante influente de son parti et membre du Comité national des femmes ainsi que du Bureau exécutif national.

Selon les informations communiquées par l’UFDG, la militante a été enlevée à son domicile de Dabomby 3, dans la commune de Ratoma, à Conakry, dans la nuit du 8 au 9 janvier. Des individus encagoulés, circulant à bord de pick-up non immatriculés, seraient intervenus sans présenter d’identification officielle.

Dans une déclaration ferme, Cellou Dalein Diallo a déploré l’absence de réaction des services de sécurité, soulignant que, plus de vingt-quatre heures après les faits, aucune information fiable n’a permis de localiser la militante, malgré les démarches entreprises par sa famille et par le parti.

Le leader de l’UFDG a rappelé le profil politique de Nènè Oussou Diallo, décrite comme une figure engagée et constante dans son combat au sein du parti. Il a affirmé que celle-ci aurait, à plusieurs reprises, refusé des propositions visant à la rallier à des structures proches des autorités de la transition, tout en dénonçant publiquement ce qu’elle considérait comme des dérives politiques et des actes de dissidence interne.
Cellou Dalein Diallo a également évoqué des menaces persistantes qui auraient visé la militante ces derniers mois, estimant que les circonstances de son enlèvement laissent peu de place au doute quant à la nature politique de l’acte.

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Pour l’ancien chef du gouvernement, ce nouvel épisode s’inscrit dans un climat marqué, selon lui, par des pratiques d’intimidation à l’encontre des voix critiques. Il a mis en garde contre ce qu’il qualifie de méthodes visant à instaurer la peur et à restreindre l’espace politique.

En conclusion, Cellou Dalein Diallo a exprimé sa solidarité envers la famille de Nènè Oussou Diallo et les militants de l’UFDG. Il a exigé sa libération immédiate et déclaré tenir les autorités de la transition pour responsables de toute atteinte à son intégrité physique ou morale.

djamanainfo.com

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