Élevage rural : pourquoi le cheptel diminue-t-il d’année en année ? Moustapha Diané s’exprime

L’élevage constitue l’un des secteurs qui contribuent au développement économique d’une nation. En Guinée, particulièrement dans les zones rurales, ce secteur reste toutefois confronté à de nombreuses difficultés qui affectent sa productivité et sa rentabilité.

Interrogé sur ce sujet par notre rédaction, Moustapha Diané, président de l’Association des éleveurs de Kankan, pointe notamment du doigt le manque de suivi par des vétérinaires qualifiés et le non-respect des programmes de vaccination.

« Quand vous prenez nos parents qui ont fait 30 à 40 ans dans l’élevage au village, vous pouvez voir quelqu’un qui avait 10 têtes l’année dernière et qui se retrouve avec 3 à 5 têtes cette année. C’est parce qu’ils ne sont pas suivis par des vétérinaires qualifiés. Les programmes de vaccination ne sont pas suivis », explique-t-il.

Pour Moustapha Diané, la présence de vétérinaires qualifiés est indispensable pour assurer la santé des animaux et préserver le cheptel.

« La place des vétérinaires est incontournable dans l’élevage. La vaccination dépend de leur présence parce que ce sont eux qui connaissent la période d’utilisation des vaccins et qui sont habilités à administrer ces vaccins à nos animaux », souligne-t-il.

Face à cette situation, le président de l’Association des éleveurs de Kankan invite les autorités en charge du secteur à renforcer l’accompagnement des éleveurs, notamment dans les zones rurales.

Un meilleur encadrement technique, un suivi vétérinaire régulier et le respect des programmes de vaccination pourraient contribuer à réduire les pertes de cheptel et à améliorer la rentabilité de l’élevage en Guinée.

Saliou Cissé pour djamanainfo.com 

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