Détention prolongée de certains détenus : la cour d’appel de Conakry libère 8 détenus sans jugement.

Le parquet général de Conakry continue sa série de mises en liberté des détenus maintenus sans jugement pendant des années. Ce jeudi 31 octobre 2024, qui marquait la troisième journée de cette séance de libération, la cour d’appel de Conakry a procédé à la libération de huit détenus.

Selon le procureur général près la cour d’appel de Conakry, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la correction des failles dans la gestion des détentions prolongées.

« Lorsque nous avons pris fonction en tant que procureur général près la cour d’appel de Conakry, nous avons constaté qu’il y a des failles au niveau de la chaîne pénale. C’est-à-dire qu’il y a des détenus qui sont dans l’enceinte de la maison centrale au-delà des délais légaux, sans qu’ils ne comparaissent devant un tribunal. Or, le code de procédure pénale dit qu’en matière criminelle, aucun inculpé ne doit être détenu au-delà de six mois, renouvelable une seule fois, après débat contradictoire entre le particulier d’instance, l’inculpé ou l’avocat de l’inculpé, et éventuellement la partie civile, devant le juge d’instruction.» à déclaré Fallou Doumbouya, à l’entame de sa communication.

Détention prolongée de certains détenus : la cour d’appel de Conakry libère 8 détenus sans jugement.

Selon le procureur général près la cour d’appel de Conakry, des instructions sont venues du ministre de la Justice pour examiner la situation des détenus illégalement dans les centres pénitentiaires de la capitale.

« Alors, nous nous sommes référés à la hiérarchie, et le ministre de la Justice, M. Yaya Kairaba Kaba, nous a donné des instructions fermes à l’effet de décantation. Quels sont les termes de cette décantation ? C’est de chercher à savoir la situation globale de tous ceux qui sont détenus illégalement ou abusivement au niveau des différents centres pénitentiaires des réseaux de la cour d’appel de Conakry. » a-t-il ajouté.

Fallou Doumbouya, procureur général près la cour d’appel de Conakry

Cette séance de libération représente la troisième phase qui vise à libérer des détenus qui ont passé douze ans et plus en détention

« Nous sommes à la troisième séance qui concerne cette fois-ci huit personnes qui sont là depuis 11 ans, 12 ans, 6 ans et 5 ans. » a-t-il martelé avant de souligner ceci

« Nous avons une mission répressive. Mais la loi nous oblige aussi à veiller de façon rigoureuse au respect des droits des différentes parties, notamment le droit des inculpés et des accusés, afin qu’ils soient situés sur leur sort dans un délai raisonnable. C’est pourquoi nous avons donné des instructions fermes à tous les parquets d’instance du ressort de la cour d’appel de Conakry de nous faire état de la situation de ceux qui sont détenus au-delà des délais légaux. » a conclu Fallou Doumbouya, procureur général près la cour d’appel de Conakry.

G k pour le Gbaikandjamana.com 

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