Présidentielle du 28 décembre 2025 : Abdoulaye Yéro Baldé retire son recours devant la Cour suprême
Le candidat du FRONDEG, Abdoulaye Yéro Baldé, qui avait contesté les résultats provisoires de l’élection présidentielle, a finalement retiré son recours. La Cour suprême en a donné les raisons lors de l’audience de proclamation des résultats définitifs, le 4 janvier 2026.

CONAKRY – Le contentieux électoral engagé par Abdoulaye Yéro Baldé à la suite de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 n’ira pas à son terme. Alors qu’il avait officiellement saisi la Cour suprême pour contester les résultats provisoires proclamés par la Direction générale des élections (DGE), le candidat du Front pour la renaissance démocratique de la Guinée (FRONDEG) a finalement retiré son recours.
L’information a été rendue publique ce dimanche 4 janvier 2026, lors de l’audience solennelle consacrée à la proclamation des résultats définitifs du scrutin présidentiel. À cette occasion, la Cour suprême a indiqué avoir reçu une lettre de désistement signée par Abdoulaye Yéro Baldé, datée du 3 janvier et enregistrée au greffe de l’institution.
Dans ce courrier adressé à la haute juridiction, le candidat explique que sa décision fait suite à des « circonstances regrettables » ayant, selon lui, affecté la régularité de la procédure d’introduction de son recours. Il affirme notamment que ses avocats ont rencontré des difficultés pour accéder au siège de la Cour suprême au moment du dépôt du dossier.
« Mes conseils, dûment mandatés, se sont heurtés à des difficultés d’accès au siège de votre institution, en dépit de leur qualité d’avocats inscrits au Barreau de Guinée et porteurs d’un dossier conforme », écrit-il dans sa lettre.
Selon Abdoulaye Yéro Baldé, ce n’est qu’après l’intervention du bâtonnier de l’Ordre des avocats de Guinée que le recours a pu être enregistré. Une situation qu’il considère comme incompatible avec les principes fondamentaux de l’État de droit et du libre accès à la justice.
Le candidat estime que ces conditions ne permettaient pas de garantir un examen serein et équitable de sa requête. « Les conditions dans lesquelles cette procédure a été engagée ne permettent pas, en l’état, de garantir les exigences fondamentales d’un procès juste et équitable », souligne-t-il.
Dans un contexte politique qu’il qualifie de sensible, Abdoulaye Yéro Baldé dit avoir fait le choix de la retenue. Il invoque son attachement à la stabilité institutionnelle et au respect de l’ordre constitutionnel pour justifier son désistement.
« J’ai estimé qu’il convenait, dans les circonstances présentes, de privilégier l’apaisement et la responsabilité », précise-t-il, tout en rejetant toute interprétation politique de sa décision.
Le candidat tient également à souligner que ce retrait ne saurait être assimilé à une reconnaissance des résultats proclamés ni à un abandon de ses convictions. « Ce désistement ne constitue ni un aveu ni un renoncement à mes convictions », affirme-t-il.
Arrivé deuxième du scrutin selon les résultats provisoires, Abdoulaye Yéro Baldé avait initialement dénoncé des irrégularités qu’il estimait de nature à affecter la sincérité du vote. Son recours constituait le principal contentieux électoral enregistré à l’issue de la présidentielle.
Avec ce désistement, la Cour suprême a pu procéder à la proclamation des résultats définitifs, confirmant la victoire de Mamadi Doumbouya, élu président pour un mandat de sept ans.
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