Société

Kindia : des délégués du FRONDEG protestent contre le non-paiement de leurs primes

À Kindia, la tension est montée d’un cran quelques heures après la clôture du scrutin présidentiel. Des délégués des bureaux de vote du Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) ont manifesté ce lundi 29 décembre 2025 pour dénoncer le non-paiement de leurs primes, pourtant promises avant et pendant leur formation.

La protestation s’est tenue au siège du FRONDEG, dans le quartier Tafory Gangan, en plein centre-ville. Les manifestants réclament le paiement intégral de leurs indemnités de formation, de transport et de mission.

Selon plusieurs délégués, les montants annoncés n’ont jamais été respectés. « On nous avait promis le paiement de nos primes après la formation. Jusqu’à présent, rien n’a été versé. On parle tour à tour de 70 000 francs, puis de 5 000 francs. Ce n’est pas sérieux », a dénoncé Rayhanatou Baldé, déléguée du FRONDEG.

Même frustration du côté de Mohamed Conté, qui affirme avoir assuré sa mission malgré les promesses non tenues. « Certains ont dépensé plus de 100 000 francs pour le transport. Aujourd’hui, on nous parle de 5 000 francs pour le transport et de 100 000 francs comme prime. C’est inadmissible », a-t-il déclaré.

Lire Aussi |  Mamou : deux morts et plusieurs blessés dans l’incendie d’un camion-citerne

Les coûts ont été encore plus élevés pour certains délégués affectés en zones rurales. Aboubacar Kaddi Camara, délégué à Baguéya, à plus de 20 kilomètres de Kindia, affirme avoir dépensé plus de 100 000 francs pour le transport. « Rien n’a été clairement expliqué ni payé. Nous exigeons un paiement global de 300 000 francs », a-t-il soutenu.

Face à la montée de la tension, les forces de sécurité sont intervenues. Deux responsables locaux du FRONDEG ont été brièvement interpellés avant d’être relâchés après des discussions au gouvernorat. Des négociations sont en cours pour tenter de désamorcer la crise.

Cette situation n’est pas isolée. Des scènes similaires ont récemment été observées à Matoto, à Conakry, où des agents électoraux ont également protesté contre le retard ou le non-paiement de leurs primes, révélant des difficultés récurrentes dans la gestion des indemnités post-électorales.

 

Djamanainfo.com 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Prouvez votre humanité: 6   +   2   =  

Bouton retour en haut de la page