Dubréka : le secteur Konsoma confronté à un manque criant d’infrastructures de base

Le secteur Konsoma, situé dans le quartier Kobian à Dubréka, traverse de sérieuses difficultés liées à l’absence d’infrastructures essentielles. Les habitants dénoncent des conditions de vie précaires qui impactent l’éducation, la santé, la pratique religieuse, la sécurité et les activités économiques.
Selon Mamaissata Bangoura, aucune école n’existe dans le secteur.
« Il n’y a pas d’école dans tout le secteur. Nous n’avons que trois salles de classe, sans collège ni lycée », explique-t-elle. Cette situation oblige de nombreux enfants à parcourir de longues distances pour poursuivre leurs études.
Le secteur ne dispose pas non plus d’une mosquée fonctionnelle.
« Nous prions dans une simple chambre que nous avons divisée pour les hommes et les femmes », confie-t-elle.
Sur le plan sanitaire, Konsoma ne possède aucun centre de santé opérationnel.
« Les fondations d’un hôpital ont été posées il y a trois ans, mais rien n’a évolué », déplore Mamaissata Bangoura. En cas de maladie, les habitants sont contraints de transporter les patients vers le KM5, souvent dans des conditions difficiles.
Konsoma est également dépourvu de terrain de football pour les jeunes, de commissariat pour la sécurité et de marché pour les femmes.
« Il n’y a rien de stable ici », affirme-t-elle, soulignant les difficultés rencontrées par les femmes pour écouler leurs produits et subvenir à leurs besoins.
Face à cette situation, les habitants lancent un appel au président de la transition et candidat à la présidentielle, le Général Mamadi Doumbouya.
« Nous sommes aussi de la Guinée, mais nous avons été oubliés », a déclaré Mamaissata Bangoura.
À Konsoma, le manque d’infrastructures de base freine le développement local et aggrave les conditions de vie des populations. Les habitants espèrent des actions concrètes des autorités pour sortir le secteur de l’oubli.
Fanyé Touré, pour Djamanainfo.com





