Une découverte tragique a secoué la commune de Kaloum ce mardi, au débarcadère de Boulbinet. Le corps sans vie d’une jeune femme, identifiée sous le prénom Oumou, de nationalité sierra-léonaise, a été retrouvé derrière l’hangar du fumoir, un lieu habituellement fréquenté par des pêcheurs et des femmes spécialisées dans le fumage du poisson.
Selon les premières informations recueillies sur place, la victime serait connue comme consommatrice de la drogue Kush, une substance réputée extrêmement dangereuse et dont la consommation connaît une inquiétante recrudescence dans certains quartiers de Conakry.
Alerte et intervention des autorités
Alertées par des riverains, les forces de sécurité se sont rapidement rendues sur les lieux. Le colonel Mohamed N’Diaye, responsable de la police scientifique, a procédé aux premières constatations avant de saisir le procureur de la République.
Sur instruction du parquet, le corps a été transporté à la morgue pour les besoins d’identification formelle et d’éventuelles analyses médico-légales.
Procédures diplomatiques enclenchées
Toujours selon les autorités judiciaires, le procureur de la République a ordonné :
l’information de l’ambassade de la Sierra Leone en Guinée ;
ainsi que celle du président des ressortissants sierra-léonais.
Ces démarches visent à faciliter l’organisation des obsèques et à respecter les procédures diplomatiques et communautaires, la victime étant de nationalité étrangère.
Des circonstances encore indéterminées
À ce stade de l’enquête, les causes exactes du décès demeurent inconnues. Aucune trace manifeste de violence n’a été officiellement signalée, mais les autorités n’écartent aucune hypothèse en attendant les résultats des investigations médicales et policières.
Une nouvelle alerte sur la drogue Kush
Ce drame remet une fois de plus en lumière les dangers liés à la consommation de la drogue Kush, qui continue de faire des victimes, notamment parmi les jeunes et les personnes en situation de vulnérabilité.
Les autorités sanitaires et sécuritaires appellent à une prise de conscience collective et à un renforcement des actions de prévention et de lutte contre ce fléau.
Fanyé Touré pour Djamana Info
