À l’ouverture des débats, l’assesseur Lancana Cissé a donné lecture du rapport des charges ayant conduit, en première instance, à la condamnation de Dr Mohamed Diané à cinq (5) ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une sanction financière de plus de 500 milliards de francs guinéens.
S’exprimant au nom de la défense, Me Almamy Traoré et Me Sékou Koundiano ont exposé les principaux motifs de l’appel. Les avocats ont notamment dénoncé l’absence de l’intendant général du ministère de la Défense, qu’ils jugent indispensable à la manifestation de la vérité. Selon eux, cette absence constitue une faille majeure dans la procédure et jette un doute sur la régularité du procès de première instance.
La défense a également remis en cause les qualifications pénales retenues contre leur client, en particulier celle de blanchiment de capitaux. Pour les conseils de l’ancien ministre, cette infraction ne saurait être constituée sans preuve préalable d’une infraction principale clairement établie. Ils soutiennent par ailleurs qu’aucun acte comptable ou administratif ne démontre une implication directe de Dr Mohamed Diané dans les faits qui lui sont reprochés.
Estimant que la loi a été mal interprétée et appliquée, les avocats plaident pour une réévaluation complète du dossier par la juridiction d’appel.
Les débats se poursuivent devant la chambre d’appel de la CRIEF, qui devra statuer sur la validité de la procédure et se prononcer, à terme, sur le sort judiciaire de l’ancien ministre.
À suivre.
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