

À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce mercredi 12 août 2026 sous le thème « Des réalités différentes, une même ambition, construire ensemble notre avenir », le président du Conseil régional des jeunes de Kankan, Abdoulaye Souaré, a appelé les jeunes à éviter les voies dangereuses de la migration irrégulière.
Face aux nombreux jeunes qui prennent le chemin de la Méditerranée et du désert dans l’espoir de trouver de meilleures conditions de vie, Abdoulaye Souaré les invite à croire davantage aux opportunités offertes en Guinée et à s’adapter aux réalités locales.
« On doit accepter de s’adapter à nos propres réalités. Parce que si aujourd’hui les jeunes migrent vers l’Occident, ils risquent leur vie sur la Méditerranée et dans le désert. Ils sont à la recherche d’une vie meilleure. Pour nous, la meilleure vie se trouve ailleurs, pourtant il y a une meilleure vie ici, mais on n’arrive pas à s’adapter à nos propres réalités. C’est ça le gros problème », a-t-il déclaré.
Selon lui, plusieurs secteurs peuvent permettre aux jeunes de réussir en Guinée, notamment l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat. Il encourage également la jeunesse à s’adapter aux évolutions technologiques et à saisir les opportunités offertes par le numérique.
« On peut faire l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat en Guinée et puis réussir dedans. On peut aussi s’adapter à l’évolution du monde actuel, c’est-à-dire le monde numérique, et réussir sur place. Il y a plein de potentialités, plein de ressources chez nous, mais par manque d’adaptation, on n’arrive pas à comprendre ces différentes opportunités qui nous sont offertes », a-t-il ajouté.
Pour maintenir les jeunes dans le pays, le président du Conseil régional des jeunes de Kankan estime également que des mesures doivent être prises afin de leur offrir un environnement favorable et une plus grande place dans les instances de décision.
« Il faut envisager des systèmes qui peuvent maintenir ces jeunes en créant un environnement sain et propice, associer ces jeunes aux instances de prise de décision. Pour aller plus loin, il faut écouter les jeunes. On a notre mot à dire, il faut nous responsabiliser. Là, ça va nous permettre d’être l’avenir escompté de cette nation », a-t-il conclu.
Saliou Cissé pour djamanainfo.com





