Le Tribunal de première instance de Kankan a désormais un nouveau procureur de la République. Ibrahima 1 Camara a officiellement pris fonction ce lundi, à l’issue d’une cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Fodé Bintou Keïta.
La cérémonie s’est déroulée dans la salle d’audience de la Cour d’appel de Kankan, choisie exceptionnellement pour abriter cette passation. Elle a mobilisé plusieurs autorités administratives, judiciaires et militaires, ainsi que des citoyens venus de différentes localités de la région.
« Je suis très content pour la qualité de la passation passée naturellement sous le contrôle du parquet général, très content pour les mots de bienveillance qui ont été placés à l’égard de ma personne. Je pars avec un sentiment assez épanoui, du fait que les 10 mois passés à la tête du parquet de Kankan m’ont été d’une utilité remarquable pour l’atteinte des objectifs, mais aussi les efforts qui ont été consentis par la population de Kankan dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Nous sommes magistrats et nous le demeurons pour le reste de notre carrière. Je quitte cette ville en laissant ici une partie de moi. J’ai déjà, en l’espace de 10 mois, deux homonymes. Tout ça prouve à suffisance combien de fois je suis un digne fils de Kankan. »
Pour sa première prise de parole en tant que procureur de la République près le TPI de Kankan, il a insisté sur la nécessité d’une collaboration entre la justice et la population. Il estime que la lutte contre la criminalité ne peut être menée efficacement sans l’implication des citoyens et des acteurs sociaux.
« Je vais commencer par remercier Monsieur le Président de la République qui a bien voulu m’accorder sa confiance en me nommant à cette haute responsabilité. Me nommer comme procureur de la République, c’est une très grande confiance. Kankan est une ville que je connais par le passé, j’y ai déjà passé trois ans. J’ai travaillé à Mandiana et à Siguiri. Je demande à la population de Kankan d’accepter de marcher à nos côtés, de travailler avec nous. Le procureur à lui seul ne peut rien, s’il n’est pas assisté ou accompagné, si les citoyens n’acceptent pas d’adhérer à sa politique pénale. Si les citoyens acceptent de collaborer avec le procureur, on pourra endiguer la criminalité. Les autorités morales, les imams et autres peuvent aussi aider le procureur en sensibilisant les citoyens au respect de la loi dans les mosquées. Nous comptons sur ceux-ci pour qu’ils nous aident afin que notre mission puisse se passer très bien. »
Saliou Cissé pour djamanainfo.com